« Je suis l’Ange Raphaël, l’un des sept qui nous tenons en la présence du Seigneur. »
Saint Raphaël, dont le nom signifie « Dieu guérit », est présenté dans le livre de Tobie comme un compagnon de voyage, un protecteur et un instrument de la guérison accordée par Dieu. Sa mémoire nous invite à faire confiance à la Providence, à persévérer dans la prière et à rechercher la guérison du corps et de l’âme dans la fidélité au Seigneur.
Saint Raphaël est l’un des sept esprits qui se tiennent toujours en face de Dieu et lui offrent l’encens de leur adoration et de celle des hommes.
« Quand tu priais avec larmes », déclare-t-il à Tobie, « que tu ensevelissais les morts, que tu laissais tes repas, que tu cachais les morts durant le jour dans ta maison, et que, durant la nuit, tu les ensevelissais, c’est moi qui ai présenté ta prière au Seigneur. Et parce que tu étais agréable au Seigneur, il a été nécessaire que la tentation t’éprouvât. »
Tobie devint aveugle. « La perte de la vue », dit Saint Augustin, « aboutit pour ce vieillard au bienfait de recevoir un médecin angélique. » Saint Raphaël, mot qui signifie Dieu guérit, fut envoyé par Dieu, comme l’ange qui venait mouvoir l’eau dans la piscine probatique, pour guérir Tobie.
Il indiqua au jeune Tobie le remède à employer pour rendre la vue à son père, il accompagna et protégea le jeune homme dans son voyage, il lui fit trouver une épouse et conjura les maléfices du démon.
« Nous louons avec des sentiments de vénération », chante l’Église, « tous les princes de la cour céleste, mais spécialement l’archange Raphaël, médecin et compagnon fidèle, enchaînant le démon sous sa puissance. Ô Christ, Roi plein de bonté, en nous donnant un tel gardien, faites que l’ennemi ne puisse nous nuire. »
« Qu’il nous assiste du haut du ciel, l’ange Raphaël, médecin de notre salut, afin qu’il guérisse tous les malades et dirige nos pas incertains vers la vraie vie. » Benoît XV étendit sa fête à l’Église universelle.
L’Ange Raphaël, en ces temps-là, dit à Tobie :
Il est bon de cacher le secret du roi, mais il est honorable de révéler et de publier les œuvres de Dieu. La prière accompagnée du jeûne est bonne, et l’aumône vaut mieux que d’amasser des monceaux d’or. Car l’aumône délivre de la mort, et c’est elle qui efface les péchés, et qui fait trouver la miséricorde et la vie éternelle. Mais ceux qui commettent le péché et l’iniquité sont les ennemis de leur âme.
Je vais donc vous découvrir la vérité, je ne vous cacherai point une chose qui est secrète. Lorsque vous priiez avec larmes, et que vous ensevelissiez les morts, que vous quittiez votre repas, et que vous cachiez les morts dans votre maison durant le jour pour les ensevelir pendant la nuit, j’ai présenté votre prière au Seigneur. Et parce que vous étiez agréable à Dieu, il a été nécessaire que la tentation vous éprouvât.
Et maintenant le Seigneur m’a envoyé pour vous guérir, et pour délivrer du démon Sara, la femme de votre fils. Car je suis l’Ange Raphaël, l’un des sept qui nous tenons en la présence du Seigneur.
En ce temps-là, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem la piscine des Brebis, qui s’appelle en hébreu Bethsaïda, et qui a cinq portiques.
Sous ces portiques étaient étendus un grand nombre de malades, d’aveugles, de boiteux, de paralytiques, qui attendaient le mouvement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait de temps en temps dans la piscine, et en agitait l’eau ; et celui qui descendait le premier dans la piscine, après que l’eau avait été agitée, était guéri, quelle que fût sa maladie.
Saint Raphaël Archange, flèche charitable et remède de l’Amour Divin, touchez notre cœur, nous vous en prions, de cet Amour brûlant, et ne guérissez jamais cette blessure afin que nous restions toujours dans la voie de l’Amour et que nous surmontions tout par l’Amour.
Céleste médecin, protecteur généreux de tous ceux qui ont recours à vous, saint Archange qui avez guidé le jeune Tobie à travers les dangers d’un si long et si pénible voyage, pour le ramener sain et sauf à son vieux père et rendre à celui-ci la vue du ciel qu’il avait perdue depuis longtemps, permettez que je vous demande humblement de guérir les maux de mon corps et de mon âme, d’éloigner toute ignorance et de ne m’abandonner dans aucun moment de mon pèlerinage sur la terre ; car je veux être, à votre exemple, fidèle à mon Dieu jusqu’à mon dernier soupir. Ainsi soit-il.
Dans le livre de Tobie, saint Raphaël accompagne un jeune homme sur la route, le protège des dangers et contribue à la guérison de son père. Ce récit nous rappelle que Dieu peut nous soutenir par des moyens que nous ne percevons pas toujours, et qu’il nous appelle à avancer avec confiance, même lorsque le chemin semble incertain.
La dévotion aux saints anges ne remplace jamais la confiance due à Dieu : les anges sont ses serviteurs, et leur mission nous conduit à reconnaître davantage sa bonté et sa Providence.
La lecture de Tobie unit trois pratiques de la tradition spirituelle : la prière, le jeûne et l’aumône. Elles orientent l’âme vers Dieu, l’aident à se détacher de l’égoïsme et l’ouvrent aux besoins du prochain.
Il ne s’agit pas de chercher à acheter la grâce par des œuvres, mais de répondre avec foi et charité à la miséricorde que Dieu nous donne. La prière nous tourne vers le Seigneur ; le jeûne nous apprend la maîtrise de nous-mêmes ; l’aumône rend notre amour concret.
Saint Raphaël est honoré comme médecin céleste, mais la guérison chrétienne ne se réduit pas à la disparition d’une maladie. Nous pouvons demander à Dieu la santé du corps tout en lui confiant nos épreuves, nos inquiétudes et les blessures intérieures qui réclament conversion, pardon et consolation.
La prière n’exclut pas les soins appropriés ni le recours aux personnes compétentes. Elle nous aide à traverser la maladie dans l’espérance, en remettant notre vie entre les mains de Dieu.
Comme Tobie durant son voyage, nous avons parfois besoin d’être guidés et protégés. Demandons à saint Raphaël de nous aider à choisir le bien, à éviter les occasions de péché et à servir fidèlement ceux que la Providence place sur notre route.
Prenons quelques instants pour nous demander : est-ce que je remets mes difficultés à Dieu avec confiance ? Est-ce que je prie pour les malades et les personnes éprouvées ? Est-ce que ma foi se traduit par des actes de charité ? Suis-je disposé à accepter l’aide juste et nécessaire lorsque je traverse une épreuve ?
Aujourd’hui, confions à Dieu une personne malade ou inquiète. Prions pour elle et accomplissons, si nous le pouvons, un acte concret de charité. Demandons aussi la grâce d’avancer avec confiance dans les décisions qui se présentent à nous.
« Saint Raphaël Archange, guidez mes pas vers le bien et aidez-moi à rester fidèle à Dieu jusqu’à mon dernier soupir. »
Glorieux saint Raphaël Archange, compagnon fidèle et serviteur du Très-Haut,
vous qui avez accompagné Tobie sur son chemin et contribué à la guérison de son père, intercédez pour nous auprès du Seigneur.
Protégez les voyageurs, soutenez les malades, consolez ceux qui souffrent et aidez-nous à discerner le chemin qui conduit à Dieu.
Apprenez-nous à joindre la prière à la charité, à rechercher la guérison de l’âme et à garder une confiance ferme dans la Providence divine.
Que votre assistance nous aide à fuir le péché, à grandir dans la vertu et à marcher fidèlement vers la vie éternelle.
Saint Raphaël Archange, priez pour nous. Ainsi soit-il.
✠ Saint Raphaël Archange, guidez-nous sur le chemin de Dieu.
Veni Creator — Pour la défense de la Foi catholique, la prière et la sanctification des âmes.