« Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. »
— Matthieu 24, 13
Saint Nazaire naquit à Rome d'un père païen nommé Africanus et d'une mère chrétienne, Perpétue, qui avait reçu le saint Baptême des mains de Saint Pierre.
Dès son enfance, Perpétue transmit à son fils l'amour de Jésus-Christ et les vérités de la foi.
Le jeune Nazaire répondit généreusement à cette éducation chrétienne par une innocence remarquable et une profonde piété.
À l'âge de neuf ans, son père chercha à lui faire abandonner la foi chrétienne.
Mais l'enfant préféra la vérité de l'Évangile aux honneurs du monde.
Il reçut le Baptême des mains de Saint Lin, successeur de Saint Pierre sur le siège de Rome.
La colère de son père fut d'abord très vive.
Cependant, admirant finalement le courage et la constance de son fils, il finit par lui laisser la liberté d'accomplir le désir qui brûlait son cœur : annoncer Jésus-Christ aux peuples qui ne Le connaissaient pas.
Nazaire parcourut l'Italie en prêchant l'Évangile.
Partout, son exemple autant que sa parole amenait de nombreuses conversions.
Arrivé à Milan, il visita les saints martyrs Gervais et Protais, alors emprisonnés pour leur foi.
Il les encouragea à demeurer fidèles jusqu'au sacrifice suprême.
Peu après, Nazaire fut lui-même arrêté.
Il subit une cruelle flagellation avant d'être expulsé de la ville.
Près de Nice, Nazaire rencontra un jeune enfant nommé Celse.
Touché par la grâce de Dieu, il lui enseigna la foi chrétienne et lui administra le saint Baptême.
Dès lors, les deux missionnaires ne se quittèrent plus.
Leur prédication était accompagnée d'une grande charité et de nombreux miracles.
Les conversions se multiplièrent rapidement.
Cette fécondité apostolique suscita cependant la haine des païens.
Nazaire fut de nouveau arrêté, torturé puis relâché sous la condition de quitter définitivement la région.
Les deux saints entreprirent alors un long voyage missionnaire.
Ils franchirent les Alpes, traversèrent des montagnes escarpées, des forêts immenses et des villages encore entièrement païens.
Partout où ils passaient, ils annonçaient le Christ avec un courage infatigable.
À Embrun, puis à Vienne, Genève et Trèves, leur prédication produisit d'innombrables conversions.
Les persécutions ne firent qu'accroître leur zèle.
Plus ils souffraient, plus leur témoignage devenait fécond.
Finalement, les autorités décidèrent de les faire mourir.
Ils furent condamnés à être noyés.
Mais Dieu manifesta Sa puissance.
Jetés dans les eaux, Nazaire et Celse marchèrent sur les flots comme sur une terre ferme.
Ce miracle frappa profondément ceux qui en furent témoins.
Beaucoup se convertirent à la foi chrétienne.
Après ce prodige, les deux saints retournèrent à Milan.
Ils y furent rapidement arrêtés une nouvelle fois.
Lorsque la sentence de mort leur fut annoncée, ils ne manifestèrent aucune crainte.
Au contraire, ils s'embrassèrent avec une immense joie.
Saint Nazaire s'écria :
« Quel bonheur pour nous de recevoir aujourd'hui la palme du martyre ! »
Le jeune Celse répondit :
« Je Vous rends grâces, ô mon Dieu, de vouloir me recevoir, si jeune encore, dans Votre gloire. »
Conduits sur une place publique de Rome, ils furent décapités vers l'an 56, offrant leur vie pour Celui qu'ils avaient annoncé jusqu'au bout.
La vie de Saint Nazaire et de Saint Celse nous rappelle que personne ne connaît l'heure où Dieu l'appellera à Lui.
Combien d'hommes remettent leur conversion à plus tard, attendant des jours plus favorables qui ne viendront peut-être jamais.
Le salut de notre âme est l'affaire la plus importante de notre existence.
N'attendons pas demain pour aimer Dieu davantage.
Chaque journée est une grâce offerte pour progresser dans la sainteté.
« Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas votre cœur. »
(Hébreux 3, 15)
Ô glorieux Saints Nazaire et Celse,
Vous qui avez tout quitté pour annoncer Jésus-Christ,
obtenez-nous une foi ardente,
un courage fidèle dans les épreuves
et un amour toujours plus grand pour l'Évangile.
Apprenez-nous à ne jamais remettre notre conversion,
mais à répondre généreusement chaque jour à l'appel du Seigneur.
Ainsi soit-il.